Le véhicule électrique : une alternative à la crise du secteur automobile?

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Type de journée: 
Chercheurs
Journée du Gerpisa n°: 
178
Date: 
5 Fév 2010 - 14:00 - 17:00
Lieu: 

salle C325
Bâtiment Cournot
ENS Cachan
61 avenue du Président Wilson
Cachan
Tél : 01 47 40 20 00
Plan d'accès

Intervenant/s
Presentation/s

 

Le véhicule électrique : une alternative à la crise du secteur automobile?
 
Etude de l’impact de la politique de l’Etat sur les stratégies des firmes automobiles en France.
 
Axel VILLAREAL – Doctorant
 
SPIRIT UMR 5116
Institut d'Etudes Politiques de Bordeaux
11 Allée Ausone
Domaine Universitaire
33607 PESSAC Cedex
 
Axel Villareal démarre une thèse en Science Politique sur le VE en Europe sous la Direction de Andy SMITH. Le GERPISA propose, dans le cadre de ses « journées chercheurs », de discuter le cadrage théorique et empirique qu’il entend donner à ses travaux dont voici une courte présentation.
 
Mis à l’honneur au salon automobile de Francfort en Septembre 2009 et au salon de Détroit en Janvier 2010, présenté en France comme la solution la plus naturelle et viable à la soutenabilité du secteur automobile, le véhicule électrique (VE) semble gagner de plus en plus de terrain sur la question du devenir de l’industrie automobile. L’idée selon laquelle « le futur de l’automobile sera électrique »[1] est de plus en plus répandue et tous les constructeurs semblent avoir pris cette donne en considération. Dans l’histoire, ce n’est pourtant pas la première fois que le véhicule électrique est perçu comme le successeur naturel du véhicule thermique (VT). Son évolution est parcourue de tentatives d’en faire un véhicule productible à grande échelle, susceptible de révolutionner le marché, sans pour autant que cela suivi du succès. Mais aujourd’hui, le VE semble avoir de reelles chances de s’imposer dans le marché. Comment en est-on arrivé là ?
Le but de ce travail est de comprendre comment le VE s’est imposé comme une solution légitime à la crise de l’industrie automobile en France en dépit de ses lacunes technologiques face au VT. Il s’agit d’une question centrale pour identifier les interpénétrations et interdépendances entre la sphère publique et politique et les firmes automobiles. C’est également une question qui permet de souligner le rôle du politique dans l’économie, de comprendre comment les solutions proposées par les acteurs privés sont le résultat d’une co-construction entre les deux sphères.
Notre but est de mettre au jour l’existence d’une « politique de l’industrie » en France et de déplacer notre regard, de l’Etat-Nation à l’Union Européenne. Il s’agit de saisir le centre d’impulsion de cette politique et de voir en quoi les stratégies d’entreprises sont influencées par les acteurs politiques, et non l’inverse. Cela nous permet également d’offrir un regard qui viendrait relativiser les thèses sur la globalisation et de remettre l’Etat-Nation au centre des discussions.


[1] Titre donné à un article publié dans le Monde, le 24 Mars 2008 et écrit par Jean-Michel Normand.

 

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