| La Lettre du GERPISA | no 151 (Avril 2001) |
Editorial - Yannick Lung
Dans le même temps, le paiement d'indemnités par Micro
Compact Car à ses fournisseurs de modules faute de volumes suffisants
des ventes de la Smart comme la fermeture programmée de l'usine
de Chrysler à Campo Largo, Brésil - où Dana préparait
l'ensemble du châssis roulant - commencent à faire révéler
concràtement les difficultés - jusque là théoriquement
déduites - dans le cadre de cette logique modulaire, notamment par
la localisation conjointe et dédiée des fournisseurs.
Ces thèmes débattus dès la dernière rencontre internationale du GERPISA ont fait l'objet de nouvelles contributions lors des deux premiers séminaires de printemps associés au projet CoCKEAS et au nouveau programme de recherche du GERPISA et qui avaient pour objet de discuter des transformations en cours dans les relations constructeurs-fournisseurs (Lyon) et de leurs implications en termes géographiques (Bordeaux). Ces séminaires ont permis de souligner les différents choix stratégiques des firmes dans la d*finition de leur coeur de métier. Plus que jamais, une étude minutieuse s'impose pour appréhender, au delà du discours général et d'une approche superficielle, les pratiques des firmes. Le colloque de juin 2001 permettra d'élargir l'analyse à un plus grand nombre de cas. D'ici là, le séminaire de Londres (fin avril) sera l'occasion de pénétrer un peu profondément dans la logique financière qui s'insinue dans l'industrie automobile pour voir, si au delà du contexte général valorisant le discours sur la corporate governance et la création de valeur actionnariale, l'hybridation entre la "nouvelle" et l' "ancienne économie" est susceptible de faire émerger de nouveaux modèles d'entreprises.