| La Lettre du GERPISA | no 150 (mars 2001) |
Éditorial - Yannick Lung
Outre la mobilisation importante des membres du réseau (près de 80 papiers seront présentés et discutés lors de ces réunions), on peut souligner que, parmi les thématiques abordées, des compétences nouvelles apparaissent au sein du GERPISA. Le séminaire de Londres et les sessions "Activités immatérielles" de la rencontre de juin permettront ainsi de débattre plus à fond du processus de financiarisation dans l'industrie automobile et des enjeux des transformations engagées autour de la distribution et, plus largement, des usages de l'automobile. On continuera aussi de discuter des évolutions des relations verticales entre constructeurs et fournisseurs, des transformations des relations salariales et des nouvelles géographies de l'automobile, sans oublier le thème affiché de notre rencontre ³Les reconfigurations de l'industrie automobile : alliances, cessions, fusion-acquisition, partenariats, scissions,...² L'ouverture du réseau à des thématiques nouvelles et l'intégration de nouveaux membres ne doivent pas conduire à perdre les compétences et les savoir-faire acquis et développés au cours des vingt premières années d'existence du GERPISA.
Cette exigence de mémoire trouve une formidable occasion de s'exercer : Michel Freyssenet s'est en effet livré à une lecture croisée de l'histoire des deux réseaux internationaux de recherches sur l'industrie automobile que sont le GERPISA et IMVP. La présente Lettre retrace les dix premières années d'existence (1981-90) et les prochains numéros poursuivront cette publication. Cette réflexion, nécessairement subjective, sur les formes de la coopération dans la recherche en sciences sociales ouvre un débat auquel les membres du réseau sont invités à participer pour apporter leur témoignage ou leur point de vue.