1 - En première approche, nous adoptons la définition d'Hatchuel et Weil (1992, p. 16) selon lesquels.
2 - Une quinzaine d'outilleurs, européens et japonais principalement, et plus ou moins filialisés par les constructeurs, se partagent le marché mondial. Chaque outilleur participe donc, en permanence, à des développements chez des constructeurs concurrents.
3 - Nous avons participé aux plateaux du projet Mégane de février à juin 1993. Face au maelström du plateau, l'utilisation d'un questionnaire nous est rapidement apparu comme un gage de rigueur et d'objectivité dans le recueil de l'information. Une grille d'analyse fut affinée au fur et à mesure des participations aux plateaux. Son objectif était d'aider à dégager le sens des débats souvent complexes se nouant entre les différents acteurs. Le questionnaire a eu pour but de tester certaines pratiques observables par rapport à un modèle idéal-typique de l'organisation concourante. Nous l'avons rempli nous-même, faute de pouvoir le faire faire aux acteurs en temps réel. Nous avons observé les écarts. Nous utilisons le modèle comme moyen d'accès aux données, comme heuristique (Garel, 1994, p. 249).
4 - Il est d'ailleurs frappant de constater que le lieu d'accueil des plateaux sur le futur technocentre de Renault SA est désigné sous le terme de ruche.
5 - En gros, à ce stade, il s'agit de modifier des études et non de réusiner des matrices. A partir de la réalisation des matrices, Renault peut dire à ses partenaires : " vous étiez sur le plateau il y a un an, vous aviez les moyens de discuter à l'époque maintenant, c'est trop tard pour détecter une difficulté, il faut la payer ".
6 - Songeons aux expertises de faisabilité amont en emboutissage, si pointues qu'elles sont partagées par moins d'une dizaine de personnes dans l'entreprise.
7 - Nous rappellerons ici le bel aphorisme de K. Weick (in Imaï et alii, 1985)
8 - Cf. le (Garel, 1994, p. 352).
9 - C'est le paradoxe du mille pattes selon M. de Montmollin (1984, p. 11) : si le mille pattes se met à vouloir expliciter son mode de déplacement, c'est-à-dire la façon dont il agence ses pattes, alors il ne parvient plus à marcher.
10 - Cet article fait l'impasse sur les difficultés, voire les coûts cachés (Crawford, 1992 ; Navarre, 1992) de l'organisation concourante. Loin de nous toutefois l'idée de les négliger (Garel, 1994, p. 343 suiv.).
Liste des articles des Actes du Gerpisa no19 ;
Page d'accueil du GERPISA ;
Sommaire du serveur de l'université ;
Informations sur le serveur
du GERPISA ;
Vous pouvez faire part de vos remarques à : webmaster@univ-evry.fr