Journée jeunes chercheuses et chercheurs

Type de publication:

Compte Rendu

Source:

Compte rendu de la journée du Gerpisa, Number 262, Virtuel (2021)

Notes:

Intervenants :
Nial Tekin, Université de Humboldt, Humanities and social change Centre
Ghada Bouillass, Mines Paris Tech Centre Observation Impacts Energie
Boris VINOGRADOV, Université de Nantes
Juliette RONSIN, ENS Ulm, IHMC

Discutant/s :
Juan Sebastian Carbonell, GERPISA, ENS Paris-Saclay, IDHES
Tommaso Pardi, CNRS-IDHES, GIS-Gerpisa
Yannick Perez, CentraleSupélec Supélec
Jean-Pierre Durand, Université d’Evry, CPN

Texte complet:

 

Boris Vinogradov (Université de Nantes), "L’industrie automobile française et la Russie de 1954 à 2014". Discutant : Jean-Pierre DURAND (Université d’Evry, CPN)

L’industrie automobile française est présente en Russie depuis plus d’un siècle. Les constructeurs français maintiennent leur présence sur le marché russe, malgré les nombreux bouleversements que connaît le pays au XXe siècle. Cette communication résume une thèse soutenue en janvier 2021 dans laquelle l’auteur étudie les activités des entreprises automobiles françaises en Russie dans les années 1954 – 2014. L’étude couvre deux périodes bien distinctes : soviétique et post-soviétique et montre une continuité dans la stratégie des constructeurs automobiles français sur le marché russe.

 

Juliette Ronsin (ENS Ulm, IHMC), "Les trajectoires des ouvriers yougoslaves à Sochaux-Montbéliard au prisme des recrutements par Peugeot des années 1960 à nos jours". Discutant : Juan Sebastian CARBONELL (Gerpisa, ENS Paris-Saclay, IDHES)

 

Résumé : Dans le cadre d’une thèse intitulée « L’immigration (post-) yougoslave à Sochaux-Montbéliard de 1965 à nos jours », sous la direction de Claire Zalc, j’étudie les conditions dans lesquelles s’est effectuée la rencontre entre l’histoire de l’entreprise Peugeot et les trajectoires individuelles et collectives des immigrés (post-) yougoslaves. Les ouvriers yougoslaves ont été embauchés par le biais de l’Office National de l’Immigration à partir de 1965, alors que l’entreprise Peugeot recrutait davantage d’ouvriers dans une période dite des « Trente glorieuses ». Comment l’aspect collectif de ces recrutements par vagues s’articule-t-il avec l’aspect individuel des trajectoires ? Les ouvriers yougoslaves étaient recrutés en tant que travailleurs temporaires et ne devaient ainsi rester en France que de manière provisoire. Comment cet aspect provisoire de leur séjour en France avait-il un impact dans leur installation dans le Pays de Montbéliard ? Pour répondre à ces interrogations, mes recherches s’appuient d’abord sur un ancrage dans la discipline historique avec la consultation de documents d’archive, notamment de registres d’inscription du personnel et des dossiers d’étrangers. Dans une approche plus sociologique, je m’intéresse aussi à des espaces situés « en dehors de l’usine », afin de mieux saisir la « condition ouvrière ». L’emploi d’une base de données et de méthodes quantitatives, me permet de révéler des singularités ou des récurrences parmi les trajectoires des ouvriers yougoslaves. Dans une approche plus qualitative, les entretiens avec d’anciens ouvriers s’avèrent enfin complémentaires.

 

Nial TEKIN (Université de Humboldt, Humanities and social change Centre) : "L’organisation du travail en UET dans une usine de Renault : Les particularités de l’organisation du travail en Turquie". Discutant : Tommaso PARDI (Gerpisa, CNRS-IDHES)

 

Résumé : Dans cette communication, nous allons présenter les données recuillies/produites au cours d’une recherche dans l’usine de Renault implantée en Turquie. L’axe principal du texte se portera sur l’exécution de la forme de l’organisation du travail en UET. Nous partons de l’hypothèse que les changements en termes d’organisation du travail ne sont pas linéaires et restent en partie spécifiques au pays d’exécution. Dans ce cadre, le texte discutera les particularité du terrain en question.

 

Ghada BOUILLASS (Mines ParisTech-PSL) : "Les enjeux sociaux et socio-économiques de la mobilité électrique : la perception des différentes parties prenantes". Discutant : Yannick PEREZ (CentraleSupélec, LGI)
 

Résumé : Les systèmes conventionnels de transport sont considérés comme une source majeure de pollution environnementale (changement climatique, eutrophisation, acidification, épuisement des ressources non renouvelables, etc.). En France,29% des émissions de gaz à effet de serre sont liés au transport. Face à l’accentuation des effets environnementaux négatifs, la mobilité électrique s’annonce comme une alternative prometteuse qui pourrait relayer à plus ou moins grande échelle les technologies actuelles de transportet contribuer ainsi à latransition énergétique. Cependant, plusieurs questions se posent aujourd’hui vis-à-vis à la durabilité de ces alternatives émergentes. Une vision projetée sur les trois dimensions du développement durable s’avère être, à cet effet,indispensable afin de prendre en compte également les enjeuxsociaux et socio-économiquesde ces systèmes. Cette présentation propose une approche en termes d’Analyse de Cycle de Vie (ACV). Il s'agit d'une méthode multi-étapes et multicritère qui suit un cadre méthodologique standardisé selon l’ISO14040-44 (ISO14044 2006). Cette approche permet d’évaluer les impacts générés par les produits, technologies et services tout au long de leurs phases de cycle de vie, depuis l’extraction de matières premières jusqu’à la fin de vie, en passant par la production le transport et l’utilisation.

 

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