Derrière les résultats financiers : l’enjeu de la politique de distribution aux actionnaires

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Alors que nous sont communiqués en cette fin octobre les résultats financiers du troisième trimestre 2019 des groupes automobiles, se profile une année 2019 plutôt difficile pour la plupart des constructeurs et tout laisse à penser que les choses ne s’amélioreront pas en 2020 : une large majorité de marchés est orientée à la baisse et il est impérieux de continuer d’investir.
 
Investir pour un constructeur, c’est à la fois nourrir le "business as usual" en renouvelant régulièrement ses gammes et/ou en modernisant son outil de production. C’est aussi bien évidemment se lancer ou se développer sur de nouveaux terrains en s’implantant dans des pays où il n’était pas ou pas suffisamment, en créant de nouvelles marques ou en développant des compétences en R&D qui n’étaient pas les siennes jusqu’alors.
Dans tous ces cas, il y a nécessité de dépenser présentement et, la plupart du temps, plusieurs années de suite en escomptant des recettes futures qui peuvent ou non devenir réalités.
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Renault : sortir de la politique de l'autruche

La même scène vue autrement

Comme pour marquer sa différence et/ou pour souligner ce qui avait pu l’opposer à Thierry Bolloré, Clotilde Delbos a entamé son intérim à la direction générale du groupe Renault par un "profit warning" : non, le retour à un cash flow positif au second semestre ne permettra pas de compenser le cash flow négatif de 700 millions d’euros du premier; non, le chiffre d’affaires ne sera pas constant mais baissera de 3 à 4% de même que la marge opérationnelle sera plutôt de 5% que de 6% comme annoncé en juillet ; non, le plan 2022 ne vas pas être tenu et il est urgent de le redéfinir pour que chacun sache où il va.
 
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Départ de Bolloré : son management de Renault a plus pesé que ses liens avec Ghosn

Il y a un an, il y a un siècle...

Le feuilleton continue donc et le dernier épisode a été l’éviction brutale de Thierry Bolloré vendredi.
 
Celle-ci est volontiers commentée comme le pendant de celle de Saikawa qui aurait été souhaitée par les Nissan et – supputent certains – consentie par Jean-Dominique Senard pour que le tiercé des candidats à la direction soit mis dans l’ordre qu’il souhaitait voir prévaloir.
Le gouvernement et l’agence des participations d’Etat qui, après avoir souhaité la fusion Renault-Nissan et envisagé d’un bon œil l’opération Renault-FCA, semblent avoir depuis début juin compris enfin que la relance de l’Alliance devait être la priorité donnée à J.-D. Senard aurait validé l’option. L’entreprise serait donc principalement une entreprise de "dé-ghosnisation" du top management des deux entreprises nécessaire à un nouveau départ.
 
Si cette interprétation contient une part de vérité, elle est sans doute un peu courte toutefois.
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Louis Schweitzer / An experienced eye on the future of the car industry - Q&A / Colloque international du Gerpisa 2019

Date: 
13/06/2019
Louis Schweitzer, ancien président de Renault
Emission / Séminaire / Colloque: 

Louis Schweitzer / Keynote Q&A / Colloque Gerpisa 2019 / ENS Paris-Saclay

Louis Schweitzer répond aux questions de la salle après sa conférence d'honneur au 27ème colloque international du Gerpisa.

CNPA - UTP : une alliance pour faire sortir les nouvelles mobilités de l’enfance

20 years of public policies on mobilities in a nutshell

Pendant des décennies, transports individuels et transports publics ont formé un couple irréconciliable, une indépassable opposition.
 
Les premiers se développaient spontanément, permettaient l’étalement urbain, mangeaient tout l’espace et généraient pollution et congestion.
On considérait alors –non sans raisons- qu’il fallait impérativement organiser le "transfert modal" en taxant la voiture, en rendant le stationnement difficile et couteux et en organisant la congestion. Inversement, le transport public méritait d’être massivement subventionné et d’être prioritaire dans l’allocation des dépenses d’investissement de l’Etat et des collectivités comme dans l’allocation de l’espace. A force d’acharnement, cette approche dichotomique a fini par engranger quelques succès dans les grandes métropoles où la voiture a effectivement reculé.
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Samuel Klebaner / Procès Dieselgate : est-ce la fin de l’âge d’or de l’automobile allemande ? / France Culture

Date: 
01/10/2019
Emission / Séminaire / Colloque: 

Samuel Klebaner / La question du jour / France Culture

Louis Schweitzer / An experienced eye on the future of the car industry / Colloque International du Gerpisa 2019

Date: 
13/06/2019
Louis Schweitzer
Emission / Séminaire / Colloque: 

Louis Schweitzer / Keynote / Colloque Gerpisa 2019 / ENS Paris-Saclay

Conférencier d'honneur au 27ème Colloque International du Gerpisa, l'ancien président de Renault, Louis Schweitzer, nous fait partager sa vision du futur de l'industrie automobile.

Drôle de soutien à la transition écologique par le projet de loi de finance

L'autre ministère de la transition énergétique

Voyant le succès de la prime à la conversion (PAC) au premier semestre, on se souvient que Bercy avait ressenti le besoin de la redéfinir pour "rester dans l’enveloppe".
 
En effet, fin juin 230 000 dossiers avaient été payés pour un coût d’environ 465 millions d’euros. Dans la mesure où ceci incluait 52 000 dossiers 2018, on peut estimer que, sur l’année, la poursuite de cette trajectoire aurait conduit à une dépense de 800 millions alors que le budget prévu était de 596.
Le rabot semble avoir fonctionné parfaitement puisque, selon ce que rapporte le CNPA, le solde malus bonus sur le véhicule électrique et la PAC serait de + 100 millions cette année. Ceci signifie que, comme on pouvait s’y attendre, la PAC ne coute plus grand chose depuis qu’elle exclut l’acquisition de véhicules Diesel et de véhicules essence émettant 117g et plus.
 
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Dégradation de la note de la dette de Ford par Moody’s : un signe fort

Junked Ford
En plein Salon de Francfort, l’agence Moody’s a indiqué qu’elle dégradait la note de solvabilité qu’elle attribue à la dette de Ford Motor Company de Baa3 en Ba1
Elle retirait ainsi les obligations émises par Ford de la catégorie des "investissables" pour les placer dans celle des "spéculatives", celle des "obligations de pacotilles" ou "junk bonds".
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Urgence climatique, urgence industrielle, urgence sociale : un tiercé à remettre dans l’ordre (15/09/2019)

Bet your job
L’urgence dans laquelle l’industrie automobile se trouve fin 2019 donne lieu, à Francfort et ailleurs, à un jeu d’influence complexe où chacun adosse ses propos à une cause a priori légitime pour contrer une autre partie prenante qui en invoque une autre.
L’UE a, il y a un an, fondé ses injonctions sur l’urgence climatique. Les constructeurs comme les états sont sensibles à l’urgence financière et souhaiteraient que les ventes de SUV puissent continuer de générer le cash qui permet de combler les pertes sur les VE pour les uns et de financer les primes à l’achat des dits véhicules pour les autres. 
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L’ACEA change de pied et de tête pour pousser l’électrification

"Angels and Demons" party in Brussels
 
C’est dans ce cadre qu’a été annoncé que l’Association des constructeurs avait cosigné avec Transport et Environnement et Eurelectric (association des industries électriques) un courrier commun appelant les autorités européennes et nationales à accélérer la mise en place de l’ensemble des dispositifs qui permettront que l’électrification massive souhaitée par le politique devienne effective . 
Sont en cause bien sûr le maintien des différentes formes d’aides à l’acquisition de véhicules électriques ou d’hybrides rechargeables ainsi que la montée en puissance des infrastructures de recharge.
 
Reprenant la fameuse thématique du "droit à la prise", T&E indique à ce sujet : 
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L’inquiétante évolution de l’emploi dans l’industrie automobile [française]

To be continued...
Toyota a annoncé le 28 août qu’elle allait recruter 500 personnes sur son site d’Onnaing. Ces nouvelles recrues viendront porter les effectifs à 4 500 employés et correspondent à l’investissement de 300 millions d’euros annoncé début 2018 pour porter les capacités de production du site à 300 000 véhicules par an. La direction indique que les effectifs sont passés de 2 938 CDI en janvier 2018 à 3 150 aujourd’hui, avec un objectif à 3 600 d’ici fin 2020.
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Le déclin du site France s’accélère

Le mois d’août 2019 a été marqué par la publication par Les Echodes prévisions très alarmantes de IHS pour l’année 2020 concernant la production automobile française.
Rappelons les : la combinaison des effets de la baisse du marché européen et du transfert de la fabrication d’un certain nombre de modèles de sites français vers d’autres sites impliquerait une baisse de la production automobile de 22%.
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Renault, Nissan, PSA : au delà des résultats, les questions de gouvernance

Chacun a eu l’occasion de souligner depuis l’arrivée de Carlos Tavares à la tête de PSA combien son expérience chez Renault et Nissan transparaissait dans le cap donné et les décisions prises. Pour prendre deux exemples, son "obsession de la performance" est passée par la distillation dans toutes les fonctions de l’entreprise d’une "culture économique" qui oblige chacun à vérifier que ce qu’il engage comme dépenses se justifie en terme de valeur apportée et reconnue par le client : là où les sous-traitants raillaient autrefois des comportements des ingénieries PSA qui "se faisaient plaisir" sur telle ou telle composante sans que le surcoût puisse faire l’objet d’une valorisation quelconque auprès du client, la charge de la preuve est inversée et il y a désormais obligation de vérifier qu’un choix moins disant ne pourrait pas être proposé. De la même manière, la réduction de la diversité dont C.
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Le très vertical rabotage de la PAC

Le coup de rabot sur la prime à la conversion donné par un décret surprise le 17 juillet sonnera à l’oreille des gilets jaunes comme le signe annonciateur d’une forme de retour à la case départ une fois leur mouvement épuisé. Ils ne pourront pas ne pas y voir, dans la méthode comme sur le fond, le maintien d’un cap budgétaire et environnemental qui est celui qui les avaient faits descendre dans la rue et, même l’augmentation de la CCE qui avait été à l’origine de leur mouvement et qu’ils avaient réussi à faire sortir par la porte, leur apparaîtra comme susceptible de faire son retour par la fenêtre.
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Nocivité respective des véhicules essence et Diesel : à quoi doit servir l’étude commandée par le gouvernement ?

Interrogé par Florence Lagarde sur la participation de Transport et Environnement (T&E) à l’étude réclamée depuis plusieurs mois par la filière, Florent Grelier, Clean Vehicles Engineer pour T&E répond : "Nous n’avons pas encore reçu la proposition finale du gouvernement concernant l’approche et la méthodologie de cette étude, sans lesquelles nous ne pouvons pas nous prononcer." 
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L’accord de libre échange UE-Mercosur : un échange bœuf contre voitures ?

Même si sa ratification par les parlements nationaux et particulièrement par le parlement français est loin d’être assurée, l’accord  de libre échange tel qu’il a été présenté le 28 juin a été analysé non sans raison tantôt comme un accord "bœuf contre services" tantôt comme un accord "bœuf contre voitures".
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Pourquoi renverser le compromis de 2008 et inciter constructeurs et automobilistes à privilégier la légèreté est une bonne idée

Nous vivons en 2019 en France dans un contexte qui conduit, après 10 années perdues, à reprendre les débats que l’on avait eus en 2008. On se souvient qu’alors, la crise ayant été précédée d’une flambée des cours des matières premières et les questions environnementales ayant pris dans le débat public une place grandissante, un accord assez large semblait se dessiner autour de l’idée que l’automobile ne pourrait sortir de la crise comme elle y était entrée (*)
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Le Triber de Renault : le second véhicule de la lignée Kwid

Au début de cette décennie, Carlos Ghosn s’est laissé convaincre par les équipes responsables de la gamme que l’on appelait encore "Entry" alors et que l’on appelle désormais "Global Access" qu’il y avait un coup à jouer en dessous de la gamme issue de Logan. Il le fit – nous a-t-il dit lorsque nous l’interviewâmes pour préparer la publication de notre livre sur la Kwid – parce qu’il avait en la personne de Gérard Detourbet, l’homme de la situation et lui indiqua en lui confiant les clés qu’il attendait de ce nouveau programme au moins un million de voitures à terme.
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Pièces d’aspect : l’amendement du gouvernement risque de ne satisfaire personne

Depuis des décennies, le monde des services de l’automobile français se déchire sur la question du monopole des constructeurs et de leurs réseaux sur les pièces d’aspect : les constructeurs, concessionnaires et importateurs de marques et leurs représentants argumentent pour le défendre ; la réparation indépendante, les assureurs, les associations de consommateurs et l’Autorité de la Concurrence en contestent le bien-fondé et veulent voir dans son abrogation une manière de redonner du pouvoir d’achat aux ménages.
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