Renault

2016 : nouveau départ de l’électrique ?

Il était une foi...
Il y a 6 ans, lors du Mondial 2010, on était encore avant le lancement de Zoé et, dans le prolongement du Grenelle, chez Renault et bien au delà, la conviction que le VE serait à même de faire rapidement une vraie percée commerciale était largement répandue, en France en particulier. L’Etat était très présent auprès des industriels et les collectivités ne voulaient pas être en reste. Ce que Axel Villaréal a appelé la "bulle électrique" était en train de gonfler et il paraissait difficile de résister à l’envolée sans se faire ringardiser et apparaître comme une espèce automobile de Kodak, défenseur impuissant de l’argentique face au numérique.
 
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Pardi/Kolcheva - compte-rendu

[Anonyme] (Submitted).  Pardi/Kolcheva - compte-rendu.

Deffontaines - Compte-rendu

Deffontaines - Presentation

Derrière l’affaire Renault : une difficulté fondamentale à clarifier le débat

"Ce n'est pas parce qu'il y a écart qu'il y a triche"

L’affaire Renault est un assez bel exemple de cafouillage de communication ou de cacophonie. On met en place une commission pluripartite qui doit "faire la lumière" en toute transparence sur la réalité des émissions. Construite par la ministre de l’Environnement sur le mode "il faut faire quelque chose", elle sait l’affaire aussi délicate politiquement que techniquement et se donne quelques mois pour caler, sur une dizaine de véhicules, une procédure en trois temps qui va : lire la suite

Renault-Nissan : approfondir l’alliance ou fusionner ?

Combien d'alliances réussies dans l'automobile?

Alors que l’on croyait avoir compris que l’agenda politique du gouvernement avait primé dans la montée au capital orchestrée par Macron pour rendre effectives les dispositions de la loi Florange sur les droits de vote double des actionnaires stables, voilà que l’on apprend que le même ministre aurait demandé à Carlos Ghosn et à ses équipes il y a quelques mois déjà de travailler sur un projet de fusion. La perspective est assez différente. 
 
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Renault en Algérie : constructeur défricheur

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L’inauguration en grande pompe de la modeste usine d’assemblage Renault à Oran par deux ministres français, le premier ministre algérien et Carlos Ghosn a donné lieu à une polémique. Marine Le Pen a en effet publié un communiqué dans lequel elle déclare : "Qu'une usine Renault se crée en Algérie, pourquoi pas, mais que des ministres français viennent célébrer cet événement au moment où nos propres usines françaises ferment et les délocalisations s'accélèrent, c'est tout bonnement insultant pour les travailleurs français". C’est Jean-Claude Mailly qui a du coup dû voler au secours de Carlos Ghosn et du gouvernement pour indiquer que la volonté algérienne de profiter du décollage de son marché intérieur pour se doter d’une industrie automobile était légitime et qu’en être partenaire était très normal pour un constructeur comme Renault. Aujourd’hui, le développement du marché algérien implique une augmentation des importations et n’a aucun effet favorable sur l’activité. Il en résulte que, lorsque le marché baisse comme cela a été le cas en 2013 et 2014, les autorités n’ont aucune raison de le soutenir et de faciliter par exemple l’accès au crédit. lire la suite

Production des Français en France : une courbe qui s’inverse enfin

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On annonce ce mardi une grande opération de communication de Emmanuel Macron en amont du Mondial : il ira avec Carlos Ghosn à Sandouville et le patron de l’Alliance annoncera alors officiellement que le site fabriquera, en plus des Trafic Renault et Vivaro Opel, le Scudo de Fiat. Pour le site, qui –selon l’Atlas Renault– avait employé ses 2200 salariés à fabriquer 25 000 Laguna et Espace en 2013, c’est le couronnement d’une reconversion dans le VU qui faisait peur il y a encore deux ans et qui se révèle assez favorable in fine. C’est, pour la France et le nouveau ministre Emmanuel Macron, une espèce de transfert chez Renault de volumes Fiat perdus à Sevelnord par la rupture de l’accord que Fiat avait noué avec PSA en 1988. Cela intervient deux semaines après l’annonce de la prise en charge par l’usine Renault du Mans des châssis des 132 000 Micra destinées à l’Europe qui –avait-on appris fin janvier– cesseront d’être assemblées en Inde pour l’être à Flins. lire la suite

Véhicule électrique : un quiproquo sur le tempo

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L’annonce des projets communs qui viennent donner du contenu au partenariat Renault-Bolloré signé l’an passé est venue cette semaine rappeler aux français que le véhicule électrique (VE) n’est pas mort.
Au vu des chiffres publiés fin août par l’AVERE sur les immatriculations de VE en France en 2014, les mauvais esprits pouvaient commencer à en douter. En effet, même si la correction de l’erreur faite par Bercy sur les conditions d’octroi du bonus aux véhicules en LLD intervenue en juillet a permis d’enregistrer sur juillet-août une progression des vente de VP électriques de 23,9% par rapport à 2013, les volumes restent ridicules et ne progressent guère : sur les 8 premiers mois 2014, ce sont 5 415 véhicules électriques particuliers qui ont été vendus auxquels s’ajoutent 2700 VUL ; par rapport à 2013, ce sont 259 VP et 573 VUL de moins (1). Si l’on rapporte ces chiffres au battage médiatique, au poids politique du dossier et au nombre d’officines – et de colloques ou de chroniques … – qui sont liés à la mobilité électrique depuis 5 ans, on ne peut qu’être saisi par l’écart.

La tentation est alors grande de jeter le bébé électrique avec l’eau du bain du bébé Mia et de fermer le ban sur le mode "beaucoup de bruit pour rien". lire la suite

La Twingo 3 : emblème des renouveaux de Renault en Europe ?

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Lors de l’assemblée générale des actionnaires, les services de communication de Renault avaient organisé trois "mini-expositions" destinées à exhiber trois raisons d’être heureux d’être détenteur de titres Renault : l’une était consacrée aux utilitaires et exhibait à côté des modèles nouvellement lancés des Estafettes, la seconde était consacrée à la gamme Entry et la dernière mettait en scène la Twingo 3 en l’inscrivant dans la longue lignée qui, de la 4 CV à la R5 en passant par la 4L, font de Renault une référence sinon "la" référence lorsqu’il s’agit de se montrer aussi créatif et innovant sur l’entrée de gamme que d’autres s’évertuent de l’être sur le haut de gamme. lire la suite

La reprise du marché du VUL en Europe : un enjeu majeur pour les constructeurs et les sites français

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Le lancement du nouveau Trafic de Renault a attiré à nouveau notre attention sur l’importance de ces gammes de véhicules. En effet, outre le fait que le dit Trafic est censé offrir un avenir au site de Sandouville qui a produit pendant des années feu le haut de gamme de Renault, l’événement vient rappeler combien ce marché compte pour les deux français et combien ils ont souffert de sa descente aux enfers depuis 2007.

En 2007 le marché européen des VUL se situait à 2,27 millions d’unités. En 2013, il avait perdu 990 000 d’unités. Ainsi la baisse sur le marché du VUL a été de 44% ; elle n’a été que de 28% sur celui des VP. Il se trouve que, historiquement, les constructeurs français dominent ce marché en grande partie parce que le marché français du véhicule utilitaire est, d’assez loin le plus grand des marchés européens et donne aux constructeurs locaux une "base domestique" d’autant plus importante que le marché du VUL est assez systématiquement un peu moins ouvert que ne l’est le marché du VP. Ainsi la part de marché des français en France est en 2013 de 66% alors que sur le marché du VP, elle n’est que de 50%. De même, on constate que les constructeurs japonais et coréens ont, en Europe, une présence dans le VP que l’on ne retrouve pas dans le VU. lire la suite

Les français en Russie : ombres et lumière

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L’actualité de la semaine passée a exhibé combien PSA et Renault ont divergé ces dix dernières années dans leurs aptitudes respectives à se saisir des opportunités de croissance que recélaient les émergents. Carlos Tavares est particulièrement bien placé pour saisir ces divergences et pour tenter de favoriser, sur les BRIC hors Chine, un rattrapage de PSA. L’urgence qu’il y avait pour Peugeot-Citroën à trouver un partenaire et à lever les fonds pour ne plus avoir à attendre le retour aux profits pour recommencer à investir est en partie liée à cette problématique : PSA était déjà en retard sur ces dossiers et a du rester l’arme aux pieds ces trois dernières années face à des concurrents qui – comme Renault-Nissan - continuaient d’avancer. Dès lors, sa crédibilité dans ses ambitions de tenir un vrai rôle sur ces théâtres va décroissante : les consommateurs, les fournisseurs, les distributeurs et les pouvoirs publics qui conçoivent les pièces qui s’y jouent n’intègrent pas – ou plus - PSA au casting et Carlos Tavares sait combien revenir dans le jeu sera difficile. lire la suite

Quand la politique fait le marché

Villareal, A. (2014).  Quand la politique fait le marché.
Journée du Gerpisa: Les nouvelles mobilités

Le déclin de la production des constructeurs français en France s'accélère

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La parution cette semaine des chiffres de production des constructeurs français ne suscite guère d'émoi dans le pays : la résignation domine et opinion et politiques semblent avaliser une trajectoire des nations d'Europe du Sud qui auraient pu, en d'autres temps, susciter la révolte. En effet, l'analyse de la production française des deux constructeurs confirme celle du commerce extérieur : le problème du site France est celui de la construction catastrophique de l'Europe de l'automobile bien plus que celui de la mondialisation. lire la suite

Bolloré-Renault : la bonne nouvelle de la semaine

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En même temps qu’étaient annoncées les 34 mini-plans industriels jeudi, on avait confirmation de ce que les incompatibles d’il y a deux ans s’étaient finalement trouvés de bonnes raisons de coopérer : Renault et Bolloré signaient un accord pour étudier le développement commun de solutions d'auto-partage et de coopération pour les voitures électriques. L’accord faisait suite à celui, plus discret, par lequel la SNCF prenait le contrôle de Greencove et confirmait ainsi que, de l’autre côté de la frontière, autrefois infranchissable, qui sépare la mobilité individuelle du transport public, on ne se contentait plus de regarder avec intérêt l’autopartage se développer mais entendait en devenir un des acteurs majeurs. lire la suite

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