| La lettre du GERPISA | no 98 (décembre 1995) |
Nouvelles du Programme
La 4ème Rencontre du Gerpisa sera financée par les participants, à la difference des trois première. Son but est de lancer le deuxième programme.
DERNIèRE NOUVELLE: Oxford University Press propose officiellement un contrat de publication pour le livre "Trajectoire" et attend de voir les synopsis des autres livres.
Il est apparu que ce deuxième thème ne peut être traité en général: les rapports entre l'automobile et la société dépendent précisément des sociétés prises en considération. Lors du premier programme, on a pu constater combien les caractéristiques de la demande automobile, y compris dans les pays industrialisés où l'automobilisation de la population est quasiment achevée, étaient liées à l'évolution de la structure de classe des différents pays, de la répartion des revenus, du rôle symbolique joué par l'automobile dans les processus de distinction sociale, des politiques nationales en matière de transport et de fiscalité, de l'urbanisation, etc. Or il semble bien qu'un des deux grands enjeux de la mondialisation productive et commerciale des firmes réside dans leur capacité à comprendre l'évolution des rapports entre l'offre automobile et les attitudes nouvelles des différentes catégories de la population et des gouvernements dans les pays où elles sont ou cherchent à être présentes, compte tenu de la concurrence. L'autre grand enjeu est, bien sûr, la capacité à comprendre les rapports salariaux locaux et à les gérer dans leur diversité, étant entendu que chacun implique des adaptations, voire des changements dans l'organisation productive pour qu'elle demeure efficace.
Un premier projet qui avait déjà été rédigé dans ce sens afin de servir de base de réflexion va être enrichi des discussions qui ont été menées.
Les débats sur le contenu du livre "Les nouveaux modèles industriels" et sur les chapitres introductifs des livres thématiques s'étant prolongés au-delà du temps prévu, la séance de samedi matin qui devait être consacrée au bilan du premier programme du point de vue de son organisation, de son fonctionnement et de son déroulement a été supprimée. Nous avons pensé qu'il était en effet possible d'en faire l'économie, emportés peut-être par l'excellente tenue des discussions de fond. Vraisemblablement à tort, car cette absence a pesé en fait sur la discussion du thème du deuxième programme. Certaines propositions émises impliquaient en effet des formes de coopération différentes de celles que le GERPISA a cherché à mettre en oeuvre. Elles manifestaient soit une incompréhension de ce que nous avons essayé de faire, soit une appréciation différente de l'expérience passée. Or contenu et forme sont en l'occurence intimement liés. Il semble donc qu'il soit nécessaire d'avoir cette réflexion pour tirer profit au maximum de l'expérience du premier programme et pour lancer le second dans une pleine intelligence de la démarche du GERPISA.