| La lettre du GERPISA | no 98 (décembre 1995) |
Éditorial - Michel Freyssenet
Les débats ont permis de dégager quelques grandes conclusions communes, qui feront l'unité des ouvrages GERPISA. Ces conclusions seront résumées en un message clair, constituant la marque distinctive du programme que nous avons mené. Elles serviront également à établir les dernières versions des textes cités et à faire les ultimes suggestions aux auteurs. Elles seront probablement publiées dans la prochaine Lettre, après la mise au point de leur rédaction et elles seront discutées lors d'une prochaine journée de travail du GERPISA, à Paris. En substance, mais ici en trop peu de mots, elles consistent à dire qu'il existe aujourd'hui, comme par le passé, plusieurs modèles productifs viables et performants, malgré des facteurs de convergence probablement plus puissants qu'autrefois. Ces modèles ne sont pas le résultat d'un programme délibéré de directions d'entreprise, mais le produit de la compatibilité temporaire et en partie inintentionnelle entre le contexte, la stratégie de profit de la firme, son organisation productive et sa relation salariale.
En revanche, il apparaît hors de portée aujourd'hui (ce n'était d'ailleurs pas le but escompté) de parvenir à des conclusions identiques en ce qui concerne la caractérisation précise de ces différents modèles. Non pas que cela soit de toute façon impossible, mais parce qu'il aurait fallu mener depuis beaucoup plus longtemps des discussions approfondies, point par point, à partir de textes élaborés, comme cela a été fait à Gif-sur-Yvette.