| La lettre du GERPISA | no 92 (mars 1995) |
Éditorial - Michel Freyssenet
Comme vous le verrez sur la fiche jointe, les dates de la Rencontre ont dû être décalées d'un jour. L'amphi Poincaré du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche était indisponible le 14. La Rencontre aura donc lieu, comme l'année dernière, jeudi, vendredi et samedi, les 15-16-17 juin. La réunion du Comité de Direction se tiendra en conséquence le mercredi 14 à la Maison Suger, et non le samedi 17 comme prévu initialement.
Les réunions de Berlin et de Lyon ont confirmé l'intérêt des membres du réseau à poursuivre et à développer, dans le même esprit, la coopération internationale que l'actuel programme a permis d'instaurer. Plusieurs propositions ont été mises en avant.
La première vise à démarrer le nouveau programme au 1er janvier 96. Pour cela, un projet serait à présenter à l'Union Européenne avant le 15 juin. Ce projet, déjà évoqué, mais cette fois-ci précisé, consisterait, dans le prolongement de l'actuel programme, à suivre et à analyser les trajectoires des groupes automobiles (société-mère et filiales) et de leurs fournisseurs dans le contexte d'internationalisation accrue des échanges et de constitution de marchés régionaux. La mondialisation en cours des firmes, ou au moins de certaines d'entre elles, soulève en effet la question de la possibilité du maintien de l'hétérogénéité actuelle de leur organisation productive et de leur rapport salarial suivant les pays. Il s'agirait finalement d'étudier la robustesse des nouveaux modèles dans ce nouveau contexte. L'avantage de cette proposition est de s'inscrire en pleine continuité avec la réflexion actuelle, tout en l'élargissant aux filiales et aux fournisseurs. Mais c'est cet aspect qui effraie précisément plusieurs membres du réseau, y voyant une fuite en avant les éloignant des études de terrain.
La deuxième proposition consisterait à envisager plusieurs thèmes connectés dans un programme pluripolaire, où chacun retrouverait ses préoccupations. Il serait demandé à tous les membres du réseau d'indiquer quels sont leurs projets de recherche. Un programme plurithématique pourrait être ainsi bâti. Cette idée provoque pour l'instant plutôt du scepticisme. Un projet vraiment mobilisateur est aussi un projet intellectuel qui requiert une certaine unité.
La troisième proposition, peut-être la plus sage, consisterait à consacrer l'année 1996 à faire connaître le travail réalisé au cours des quatre dernières années (et notamment les livres publiés) et à préparer un nouveau programme. Nous pourrions organiser en juin ou octobre 1996 une Euroconférence, financée en partie par le programme européen TMR. Nos conclusions y seraient soumises à un large public et confrontées à d'autres courants de recherche. Simultanément nous prendrions le temps de penser un nouveau projet qui pourrait alors être soumis à TMR en juin 1996.
Le débat est ouvert. Chacun est invité à faire connaître ses réflexions et suggestions.