| La lettre du GERPISA | no 107 (novembre 1996) |
Éditorial - Michel Freyssenet
Rappelons ici que la problématique du 2ème programme, comme celle du premier, ne consiste pas à adopter un corps théorique à appliquer à notre sujet, choix impossible, inopérant et inutile dans un réseau de chercheurs d'orientations, de disciplines et de pays très variés, mais à expliciter une question de recherche majeure dans la période que nous connaissons, tant d'un point de vue pratique que scientifique, et à définir aussi rigoureusement que possible les étapes et les moyens pour y répondre.
Au moment de s'engager dans le 2ème programme, il est apparu nécessaire le 11 octobre de réétudier les formes de publication de nos travaux. Ce point est évidemment essentiel pour des chercheurs qui se sont regroupés sur la base de l'intérêt intellectuel qu'ils trouvent aux questions abordées et aux échanges qu'elles provoquent, et non sur la base d'aides financières comme dans d'autres types de réseaux.
Le problème est le suivant. Les membres du GERPISA, qui ont contribué sous des formes variées au programme, n'ont pas tous trouver leur place dans les ouvrages à paraître, soit parce que leurs textes étaient de type très analytique, soit parce qu'ils n'étaient pas centrés sur le thème retenu pour chacun des ouvrages. Ceux qui ont été dans ce cas ont pu pour certains faire publier leurs articles dans des revues scientifiques. D'autres ont pu le faire dans les Actes du GERPISA. Mais ces deux solutions ne sont pas totalement satisfaisantes. La première ne l'est pas toujours pour le chercheur, car son article peut se retrouver au milieu d'autres portant généralement sur des thèmes très différents dans une revue qui n'est pas nécessairement appropriée à la diffusion qu'il pourrait souhaiter. La deuxième solution, les Actes du GERPISA, qui ont l'avantage d'une diffusion internationale auprès des chercheurs et des praticiens intéressés par l'industrie automobile et par les thèmes que nous abordons, garde le caractère de publication de réseau et n'a pas le statut de revue scientifique, dont le chercheur peut se prévaloir sans contestation de la part des instances universitaires et de la recherche.
Plusieurs solutions sont envisagées. Tout d'abord, les Actes du GERPISA peuvent aujourd'hui légitimement évoluer vers la revue scientifique. Plusieurs numéros publiés sont cités dans articles, ouvrages et bibliographies, témoignant ainsi de l'intérêt qu'ils ont suscité. Les textes sont pour la plupart de qualité. Une ultime mise en forme pour certains pourrait les rendre d'un niveau égal aux autres. Un comité de rédaction et un comité scientifique international vont être constitués. La mise en page va devenir celle d'une revue. Durant l'année 1996-1997, les Actes devraient paraître tous les deux mois en moyenne. Une deuxième solution, complémentaire à la première, paraît possible. Il semble que deux éditeurs, un anglais et un français, sont susceptibles d'être intéressés par une publication annuelle, voire semestrielle, rassemblant des textes sur les thèmes qui sont les nôtres. Nous allons examiner cette voie dans les prochaines semaines.