| La lettre du GERPISA | no 105 (juillet 1996) |
Éditorial - Michel Freyssenet
D'abord en raison de la participation. Bien que cette année tous les frais du colloque soient à la charge des participants, 107 membres du réseau se sont inscrits, dont 51 chercheurs venant d'autres pays que la France. La forte participation japonaise a compensé quelques défections américaines. La composante européenne s'est étoffée dans les pays déjà représentés au GERPISA et s'est élargie au Portugal et à la Turquie. De nombreux chercheurs sont venus d'Amérique latine.
La quatrième Rencontre a été importante en second lieu en raison des communications et des débats. Ils ont permis de préciser, plus rapidement et clairement que l'on ne pouvait l'imaginer, le thème du deuxième programme, d'en voir la continuité avec les résultats du premier programme, d'en explorer les différents aspects, surtout d'en vérifier le caractère à la fois majeur pour l'industrie automobile dans les prochaines années et central pour comprendre les transformations en cours de cette branche, enfin d'en fixer les ambitions théoriques. Ceux qui n'ont pu venir à Paris peuvent obtenir les Actes de la Rencontre dans les conditions indiqués à l'intérieur de cette Lettre. On lira dans les "Nouvelles du programme" ce qui est maintenant acquis quant à la définition du deuxième programme.
Enfin la Rencontre de juin marque une étape en raison des discussions sur l'orientation du réseau et l'organisation des travaux. Le réseau s'est fortement étendu au cours du premier programme et les nouveaux membres ont eu à découvrir dans la pratique, chemin faisant, quel était le projet intellectuel et organisationnel du GERPISA, même s'ils avaient pu en saisir les principaux traits à travers la lecture de différents documents. Depuis janvier 1996, ce projet a été explicité dans les numéros successifs de La Lettre. Au début de la Rencontre ont été rappelés la stratégie de recherche qui sous-tend l'activité du GERPISA, le type de coopération scientifique que nous essayons de développer, et la démarche qui permet à des chercheurs de disciplines, de nationalités, d'orientations théoriques différentes de néanmoins parvenir à des élaborations et à des conclusions communes, en acceptant de se poser la même question de recherche et de se donner les moyens d'y répondre ensemble.
Deux questions ont été en définitive soulevées: comment aller plus loin dans l'élaboration et les conclusions communes, ou, le cas échéant, dans l'explicitation des divergences d'interprétation après avoir fait le maximum pour rassembler ensemble les éléments nécessaires pour répondre à la question de recherche adoptée? Comment faire en sorte que le moindre investissement de certains dans la réalisation du programme, en raison de contraintes personnelles, ne soit pas un obstacle insurmontable à une pleine participation à la réflexion commune? On lira dans la rubrique "Débat", deux points de vue à ce sujet. Le GERPISA devrait pouvoir trouver progressivement, grâce à la dynamique de coopération enclenchée par son projet intellectuel, les réponses pratiques à ces questions sans pour autant réduire les ambitions du programme.
Cette dynamique s'est manifestée lors de la discussion du schéma d'organisation des travaux proposé en fin de Rencontre, qui est apparu comme une base solide de réflexion. Elle s'est manifestée aussi par l'intention de nos collègues japonais et latino-américains de trouver de leur côté des financements pour leur permettre de participer aux activités du GERPISA, et de constituer des groupes régionaux. Le GERPISA va donc continuer d'évoluer. Il évoluera aussi par son nécessaire élargissement à des chercheurs des pays de l'Est européen et du Sud-Est asiatique.
Dans La Lettre 106, datée de septembre, vous trouverez un texte développant la problématique et l'organisation du deuxième programme telles qu'elles se sont dégagées des travaux de la Quatrième Rencontre. Un calendrier provisoire des réunions du GERPISA a été établi pour l'année 1996-1997. Il se trouve en dernière page de ce numéro. Vous pouvez d'ores et déjà retenir les dates.