| La lettre du GERPISA | no 105 (juillet 1996) |
Activité des membres
- Visites d'usines et rencontres de représentants des directions d'entreprise et de l'UAW en juillet 1996 : Ford Dearbon, Saturn et NUMMI.
- Reprise du travail de terrain sur les lignes d'habillage-carrosserie de Peugeot-Sochaux (septembre 1996) : contenus du travail, rôle de la hiérarchie, organisation générale du travail, etc. Vérification des thèses de Burawoy sur le making out dans ce type de travail dominé par le flux, c'est à dire où la marge de manoeuvre individuelle apparaît limitée par le nécessaire respect des temps de cycle.
- Participation à la Conférence Internationale de l'Université de Warwick The Globalization of Production and the Regulation of Labour (11-13 Septembre 1996) avec une communication intitulée "New Models of Production and Constrained Employee Participation in France".
Marie-Claude Bélis-Bergouignan, Gérard Bordenave, Yannick Lung
Ils présentent le papier "Global Strategies in the Automobile Industry" à l'EMOT Workshop (European Science Foundation) Learning and Embeddedness: Evolving Transnational Firm Strategies in Europe, Collingwood College, University of Durham, 27-29 juin 1996.
Les membres publient...
Masami NOMURA, Ulrich JÜRGENS: Binnenstrukturen des japanischen Produktivitätserfolges (Arbeitsbeziehungen und Leistungsregulierung in zwei japanischen Automobilunternehmen), Berlin, Edition Sigma, 1995, 264 Seiten, DM 36,00.
Nomura und Jürgens werfen in diesem Buch die Frage nach dem eigentlichen dynamischen Zentrum der japanischen Produktionssysteme erneut auf. Sie führen damit die Debatte über den japanischen Produktivitätserfolg weiter, als dessen Grundpfeiler in der breit rezipierten MIT-Studie Teamarbeit und das, Lean production"- Konzept herausgestellt wurden. In dem Buch wird gezeigt, daß diese Antwort unzureichend ist. Untersucht wird die Entwicklung der Systeme der Leistungsregulierung in zwei führenden Automobilunternehmen von der Nachkriegszeit über die Hochphase des, Modells Japan" bis zum Beginn der 90er Jahre. Erstmals bieten die Autoren einen präzisen empirischen Einblick in die Praxis der Zeitwirtschaft, der Entgeltdifferenzierung, der Personalbewertung und - entwicklung. Die Rolle von, Teams" und, Gruppen" im japanischen System erscheint dadurch in einem anderen Licht als in der westlichen Welt zumeist angenommen. Dies gilt gleichermaßen für die Rolle der Gewerkschaften, die in der Diskussion über japanorientierte Managementkonzepte bislang zu Unrecht vernachlässigt wurde. Für die Interpretation des japanischen Produktivitätserfolges und die Möglichkeit seiner Übertragung ergeben sich aus dieser Analyse wichtige Anstöße und neue Perspektiven.
Masami NOMURA, Ulrich JÜRGENS: Les structures intérieures de la réussite de la productivité japonaise (Relations de travail et gestion du rendement dans deux entreprises automobiles japonaises), Berlin, Edition Sigma, 1995, 264 pages.
Dans cet ouvrage Nomura et Jürgens posent de nouveau la question de ce qui fait la dynamique des systèmes productifs japonais. Ainsi ils poursuivent le débat sur la réussite de la productivité japonaise, dont la base avait été mise en évidence dans l'étude largement diffusée du MIT sur le travail en équipe et le concept de la "lean production". L'ouvrage démontre que cette réponse n'est pas suffisante. Il examine le développement des systèmes de gestion du rendement dans deux entreprises automobiles japonaises les plus importantes, depuis l'après-guerre en passant par la phase culminante du "modèle Japon" jusqu'au début des années 1990. Pour la première fois les auteurs offrent une vue précise empirique des pratiques d'organisation du temps, de la différenciation salariale, de l'évaluation et du développement du personnel. Le rôle d'équipes et groupes dans le système japonais apparaît ainsi dans une autre lumière que ce que l'on pense, en grande parti, dans le monde occidentale. C'est également valable pour le rôle des syndicats qui, dans la discussion sur les concepts du management inspirés par le Japon, a été injustement négligé jusqu'ici. Cette analyse fait progresser significativement l'interprétation de la réussite de la productivité japonaise et la possibilité de sa transplantation, et ouvre de nouvelles perspectives.
Giuseppe VOLPATO: Il caso Fiat: una strategia di riorganizzazione e di rilancio, Torino, ISEDI, 1996, 452 p.
Alla fine degli anni ottanta la forza competitiva di Fiat Auto, l'impresa largamente più importante del Gruppo Fiat, si trovava in una situazione di evidente difficoltà. Non solo la concorrenza si era fatta più forte, ma vi erano motivi di debolezza interni alla strategia aziendale. La spinta propulsiva iniziata un decennio prima sembrava essersi affievolita, soprattutto nella tempestività del lancio di nuovi prodotti e nella loro qualità. La stessa accentuata presenza commerciale sul mercato domestico, tradizionale punto di forza della casa torinese, si mostrava ora un punto di debolezza a fronte della sfida rappresentata dalle strategie competitive globali messe in atto dalle altre case costruttrici, e da quelle americane e giapponesi in particolare.
Come potevano essere rilanciati i marchi Fiat, Lancia e Alfa Romeo? Quali erano i nodi da sciogliere per recuperare la necessaria competitività? Verso quali obiettivi dovevano essere indirizzate in modo prioritario le strategie aziendali di processo e di prodotto? In che modo la casa torinese avrebbe potuto attuare il necessario programma di internazionalizzazione, più volte tentato e ancora non completato?
Il libro dà una risposta a queste domande esponendo in dettaglio le difficoltà che ostacolavano il rilancio della casa automobilistica, le difficili scelte aziendali effettuate dalla direzione, i rischi e le opportunita che esse comportavano. Un'esposizione che parte da lontano, dall'inizio del secolo, allo scopo di definire con precisione i vincoli e i ritardi accumulatisi nel tempo, ma anche le competenze e le potenzialità disponibili, per concentrarsi poi nell'ultimo decennio e concludersi nel 1996. Un anno che sancisce la completa riorganizzazione di Fiat Auto e il ritorno alla competitività, ma anche la fine di un ciclo segnato da una molteplicità di eventi, fra i quali spicca il ritiro dalla presidenza dell'avvocato Gianni Agnelli (il volume si chiude con una sua lunga intervista), la figura carismatica che, pur nell'avvicendarsi dei manager, ha rappresentato il necessario elemento di continuità nell'indirizzo strategico di una casa che festeggerà nel 1999 un secolo di vita.
Giuseppe VOLPATO: Le cas Fiat: une stratégie de réorganisation et de relance, Turin, ISEDI, 1996, 452 pages.
Vers la fin des années quatre-vingts, la capacité compétitive de Fiat Auto, l'entreprise de loin la plus importante du Groupe Fiat, se trouvait dans une situation difficile. Non seulement la concurrence était devenue plus forte mais il existait également des faiblesses liées à la stratégie de l'entreprise. Le renouveau, commencée durant la décennie précédente, semblait affaiblie en dépit de la rapidité de lancement des nouveaux produits et de leur qualité. Même la pénétration du marché national - traditionnellement le point fort de la maison turinoise - avait diminué sous la pression commerciale des autres constructeurs, en particulier des Américains et des Japonais.
Comment pouvait-on relancer les marques Fiat, Lancia et Alfa Romeo? Quels étaient les noeuds à défaire pour récupérer la compétitivité nécessaire? Vers quels objectifs devaient être orientées, de façon prioritaire, les stratégies de l'entreprise dans les procédés et les produits? De quelle façon la maison de Turin aurait-elle pu effectuer le programme nécessaire à l'internationalisation, plusieurs fois entamé et pas encore réalisé?
Le livre donne une réponse à ces questions en exposant en détail les difficultés faisant obstacle à la relance de la firme automobile, les choix difficiles faits par la direction, les risques et les opportunités saisies. Remontant au début du siècle, dans le but de définir avec précision les retards accumulés dans le temps mais aussi les compétences et les ouvertures possibles, l'ouvrage se concentre ensuite sur la dernière décennie et aboutit en 1996. C'est une année qui sanctionne la réorganisation complète de Fiat Auto et le retour à la compétitivité, mais également la fin d'un cycle marqué par une multiplicité d'événements parmi lesquels se distingue le départ en retraite de la présidence de l'avvocato Gianni Agnelli (le volume se termine par une longue interview d'Agnelli), une figure charismatique qui a symbolisé la continuité des choix stratégiques d'une entreprise qui fêtera ses cent ans en 1999.
Juan José Castillo, Robert Boyer, Elsie Charron, Michel Freyssenet et allii (Sociología del Trabajo, ndeg.27, Primavera 1996)
Presentación de Juan José Castillo: "Un fantasma recorre Europa"... de nuevo, la producción ligera (resumen).
El debate actual sobre los "nuevos modelos productivos" ha alcanzado una relevancia, tanto social como sociológica, de primer plano. En este artículo se presenta el alcance social de los distintos enfoques, como introducción al programa de investigación desarrollado por el colectivo GERPISA. Un abordaje crítico de la noción de modelo sirve como introducción al meollo de la cuestión: [[questiondown]]han de adoptar las sociedades y las empresas un único modelo productivo que se considera el nuevo one best way? O, por el contrario, [[questiondown]]existen distintos modelos productivos, adecuados a las concretas situaciones sociales e históricas? El modelo de la "producción ligera" (lean production), es el arquetipo del primer enfoque. La propuesta GERPISA se mueve en una compleja aproximación que está anclada social, histórica y geograficamente: es un buen ejemplo del segundo tipo de enfoque. El artículo termina planteando nuevas áreas y retos para la investigación.
(Sumario: Juan Jose Castillo, Presentación: "Un fantasma recorre Europa"... de nuevo, la producción ligera, - Robert Boyer y Michel Freyssenet, Emergencia de nuevos modelos industriales. Problemática del programa internacional del GERPISA, - Juan Jose Castillo, Fabricando la organización del trabajo de mañana: una fábrica líder en la mecánica, - Bruno Cattero, [[questiondown]]Solamente despilfarro? Sobre redundancia y "slack" en la producción ligera, - Elsie Charron y Michel Freyssenet, La "producción reflexiva" en la fabrica Volvo de Uddevalla, - Conclusiones comunes del programa del GERPISA 1992- 1995, "Emergencia de nuevos modelos industriales) - José Sierra Álvarez, En los orígenes de la moderna dirección de empresas en España. La reorganización del trabajo en la Real Fábrica de Loza de La Moncloa (Madrid), 1820- 1823).
Introduction by Juan José Castillo: A Spectre is Haunting Europe...once again: Lean Production (abstract).
The emergence of "new productive models" is now the object of intense debate both within the academic community and in society as a whole. The evaluation of the social impact of the various approaches to the subject presented in this articles serves as an introduction to the research of the GERPISA group. A critical revision of the concept of "model" takes us to what is at the heart of the matter: Do all societies and companies have to adopt a single model of production, considered to be the new one best way? Or, on the contrary, are there dfferent models of production which fit determined social and historical situations. The model of lean production is paradigmatic of the first approach. In contrast, GERPlSA's analysis defends the notion of productive systems which are socially, historically, and geographically rooted; as such, it constitutes a good example of the second type of approach. The article ends by proposing new questions and tasks for research in this field.
Winfried RUIGROK, Rob VAN TULDER, The Logic of International Restructuring, London, Routledge, 1995, 344 pages.
The world economy faces an ongoing international restructuring race between industrial complexes. An industrial complex consists of a large 'core' firm and its suppliers, workers, distributors, dealers, financiers and governments. The dynamism of the relationships between the core firm and these bargaining partners is seen as a major determinant of the international restructuring race.
In this book, Winfried Ruigrok and Rob van Tulder address many current debates on topics such as 'post- Fordism', 'globalisation' and 'lean production'. They also identify a number of rival internationalisation strategies that have been adopted by different companies. Moreover, they present an abundance of new as well as historical data on the world's one hundred largest core companies. These data show that none of the largest core firms is truly 'global' or 'borderless', and that virtually all of them in their history have benefited decisively from governmental trade or industrial policies.
The authors offer a highly interdisciplinary effort to link three previously isolated debates on industrial restructuring, globalisation and international trade policies. The Logic of International Restructuring is aimed at a wide academic, post- graduate and professional audience working in the areas of business, economics, organisational studies and international relations.