La lettre du GERPISA no 104 (juin 1996)

Éditorial - Michel Freyssenet


Des projets en quantité

La discussion sur le bilan du premier programme et sur la problématique proposée pour le deuxième programme se poursuit dans ce numéro 104 de La Lettre, avec quatre points de vue: ceux de Gérard Bordenave, de Afonso Fleury, de Takahiro Fujimoto et de Steve Tolliday, que l'on trouvera à la rubrique "Nouvelles du programme".

Le GERPISA a deux types d'activités: la réalisation de programmes portant sur des enjeux majeurs de l'industrie automobile, nécessitant pour les analyser une mobilisation internationale et pluridisciplinaire de connaissances et de compétences, mais aussi, comme le souligne fortement certains intervenants dans la discussion sur le bilan des quatres années écoulées, des services et des publications qui rendent en permanence vivant et tangible le réseau: La Lettre, la bibliographie, les "articles disponibles", les Actes, les fiches de lecture, l'annuaire du GERPISA, et le centre documentaire. Ces services et ces publications sont largement perfectibles. Mais il en est d'autres qui pourraient encore améliorer et intensifier les échanges, et mettre rapidement à la disposition des membres du réseau des informations, des données et des travaux toujours plus pertinents.

Le serveur GERPISA contient pour l'instant La Lettre depuis le numéro 97, les articles de cette Lettre regroupés par rubrique, et les biliographies depuis début 1995. Tout en continuant à intégrer ces documents au fur et à mesure de leur parution, nous allons remonter dans le temps au moins jusqu'au début du premier programme. Nous avons en projet d'introduire dans le serveur le fichier du centre documentaire, les fiches de lectures et à terme les "articles disponibles". Une bibliographie générale sur l'industrie automobile va paraître dans un prochain numéro des Actes. Elle rassemblera l'ensemble des références répertoriées dans les bibliographies successives établies par Patrick Fridenson depuis l'origine du GERPISA. Elle couvrira quatorze ans environ. Elle sera mise sur le serveur GERPISA et sera ainsi mise à jour en permanence. Une deuxième édition de l'Annuaire Statistique Rétrospectif de l'Industrie Automobile (la première date de 1987) est en préparation. Les données seront complétées jusqu'en 1995 et la partie internationale fortement développée. Son introduction sur le serveur est également à l'étude. La réalisation des Données économiques et sociales par firme, qui n'a pu être menée à bien pour toute les firmes durant le premier programme pourrait être reprise, et constituer une base documentaire irremplaçable pour tous. La mise sur pied d'une Université d'été des doctorants avait été envisagée. L'idée pourrait en être reprise à l'occasion du deuxième programme et élargie au moins à l'Europe. Des séjours de recherche pourraient être organisés entre nos différentes institutions. Il nous faut réfléchir également à la possibilité de publier un livre par an, au lieu de reporter l'édition des livres préparés en fin de programme. Nombre de membres du réseau ont une connaissance livresque ou indirecte de l'industrie automobile. Des visites d'usines pourraient être systématiquement organisées et préparées. Un ou des forums de discussion sur Internet sont envisageables. Des conférences publiques de dirigeants de l'industrie automobile, de responsables politiques, de dirigeants syndicaux pourraient être programmées en France et ailleurs, et devenir même des événements. Cela pourrait être aussi des séminaires de discussion avec eux permettant des échanges plus approfondis. Les idées ne manquent donc pas.

Comment les mettre en oeuvre? Elles ne peuvent l'être exclusivement par le petit noyau permanent du GERPISA localisé à Evry. Afin de répartir le travail et diffuser les responsabilités, certaines de ces opérations pourraient être prises en charge par tel ou tel membre du réseau international avec le soutien de son institution. Une telle organisation aurait l'avantage d'impliquer concrètement un plus grand nombre de membres dans la vie du GERPISA. Plusieurs services et publications n'ont pu être réalisés (bibliographie, articles disponibles, annuaire statistique, données économiques et sociales, etc.) que parce que certains membres du réseau ont accepté de fournir les informations et les documents nécessaires. Un tel système ne marche durablement et ne s'enrichit que si chacun joue le jeu et s'il y a réciprocité. On peut imaginer que tel service ou telle publication de travail ne serait accessible qu'à ceux qui y auraient effectivement contribué. La façon d'y contribuer et les garanties de mention pourraient faire l'objet d'un cahier des charges précis, permettant d'introduire sans travail d'édition excessif les documents fournis et à chacun d'en être nommément responsable.


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