| La lettre du GERPISA | no 103 (mai 1996) |
Éditorial - Michel Freyssenet
Le premier programme a été bâti sur deux principes pratiques: rassembler les financements nécessaires pour tenir nos réunions et rencontres internationales, chaque membre du réseau finance sur ses crédits propres le temps et éventuellement les travaux correspondants à sa contribution au programme. Le GERPISA n'a jamais cherché à devenir un super-laboratoire de recherche centralisant les recherches sur l'automobile. Les principes précédents nous ont permis d'avoir un fonctionnement souple et une organisation réduite, à la taille de ce que nous pouvions raisonnablement envisager en 1992.
Nous avons pu ainsi mettre en commun une partie importante des recherches effectuées sur l'industrie automobile dans le monde. Nous en avons tiré, les uns et les autres, les informations utiles pour répondre aux différentes questions que nous nous posions. Nous avons pu à partir de là dégager de nouveaux schémas interprétatifs. Mais nous n'avons pu mener aussi loin qu'il aurait été souhaitable les travaux comparatifs que nous avions prévus sur certains points précis, importants pour conduire notre raisonnement, comme l'évolution de la variété commerciale, la flexibilité industrielle, la qualité, les coûts de production, les formules salariales, etc. Nous avons assez vite rencontré la limite de temps et d'argent que chacun pouvait consacrer à ses travaux spécifiques.
L'idée serait pour le deuxième programme que ces travaux spécifiques fassent l'objet de contrats de recherche passés avec différentes institutions. Un rapide tour de table a fait apparaître que des possibilités existaient en la matière, notamment auprès de plusieurs instances européennes. Ces contrats seraient passés au nom du GERPISA, avec pour responsables scientifiques ceux qui en concevraient le contenu à partir du programme adopté et qui en assumeraient la réalisation.