La Lettre du GERPISA no 102

Éditorial - Michel Freyssenet


Question de références

Depuis son origine et particulièrement depuis son premier programme international, le GERPISA remplit deux fonctions: d'une part traiter des sujets qui ne peuvent l'être que par la mobilisation de compétences disciplinaires multiples et par la mise en commun de résultats de recherches portant sur des points particuliers de la vie des constructeurs et fournisseurs automobile, d'autre part mener à partir de là une reflexion méthodologique et théorique la plus collective possible, tout identifiant clairement l'apport de chacun. Cette forme de coopération conduit à faire circuler dans le réseau des textes plus ou moins définitifs et à mener des débats dans lesquels on n'hésite pas à faire part de ses hypothèses et de ses connaissances. Elle n'est donc durable que si chacun a le souci de mentionner ce qu'il doit au GERPISA et à ses différents membres dans ses textes écrits aussi bien dans le cadre du GERPISA que en dehors. Le non respect de ces règles minimales mettrait en cause le type de collaboration que nous essayons de développer entre nous. Chaque membre du GERPISA est non seulement en droit de demander rectification s'il constate un manquement manifeste, mais il doit le faire pour que nous puissions continuer à travailler ensemble d'une manière aussi ouverte et confiante.

Comme il a été déjà dit, chaque livre en préparation aura une préface commune présentant le programme et les "conclusions générales". La liste des membres de chaque groupe de travail sera également donnée. Les coordinateurs, auteurs généralement de l'introduction et de la conclusion, se référeront non seulement à la problématique générale du programme et aux différents auteurs du livre dont ils sont responsables, mais aussi aux autres membres de leur groupe de travail, lorsque cela se justifie. Ces références concernent non seulement des articles ou livres publiés, mais aussi des textes et des communications écrits dans le cadre du GERPISA et non publiés par ailleurs. Elles ne concernent pas seulement les faits rapportés et les conclusions tirées, mais tout autant les idées et les thèses avancées, y compris dans des débats lorsqu'il s'agit de faits ou de thèses majeurs clairement et publiquement discutés. Elles doivent être précises et renvoyer à l'auteur effectif, particulièrement dans le cas d'ouvrage collectif, sous la forme internationalement admise. Les coordinateurs, qui auront à coeur d'appliquer eux-mêmes ces règles, ont également la responsabilité de veiller à ce que les auteurs en fassent de même, et au besoin de demander des ajouts de référence.

Des membres du GERPISA, en nombre croissant, sont amenés à publier hors du réseau, comme il est normal et souhaitable, des articles ou des livres traitant directement ou indirectement des modèles productifs dans l'industrie automobile. Lorsque leur participation au GERPISA a manifestement influencé leur réflexion, ils le mentionnent dans leur grande majorité, mais pas tous. Comme pour les écrits publiés dans le cadre du GERPISA, non seulement il est de bonne compagnie, mais il est indispensable de faire toutes les références nécessaires. Il en va de la raison d'être du GERPISA.

On trouvera dans la rubrique "Nouvelles du programme" une proposition de problématique pour le deuxième programme. Cette problématique essaie de justifier la question de recherche retenue, en montrant qu'elle constitue probablement l'enjeu majeur de l'industrie automobile dans la décennie qui vient. La tache à venir sera de décliner les sujets à traiter pour être en mesure d'y répondre.


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